ETUDE : LE TRAITEMENT INTENSIF ET PRECOCE DE LA PSYCHOSE JUSTIFIE SON COUT 

Le coût supplémentaire découlant de la mise en place d’un traitement exhaustif, interdisciplinaire et basé sur le travail en équipe pour le premier épisode de psychose (FEP) se trouve justifié par les bénéfices cliniques obtenus, selon les conclusions des auteurs d’une nouvelle analyse des coûts.

Selon son auteur principal, le Dr Robert Rosenheck, professeur de psychiatrie et de santé publique à l’Université de Yale (États-Unis), l’étude apporte la preuve rigoureuse que les avantages pour la santé sont supérieurs aux coûts supplémentaires liés à l’intervention.

Les chercheurs ont évalué la rentabilité des quatre interventions principales du programme Navigate (NAV) pour le FEP : traitement pharmacologique personnalisé, psychoéducation de la famille, thérapie individuelle et soutien à l’emploi et à l’éducation.

Les chercheurs ont utilisé trois stratégies pour évaluer la rentabilité et le rapport coûts-avantages du NAV comparé au traitement ambulatoire habituel.

La première méthode, qui a utilisé des modèles linéaires mixtes, a révélé que le NAV était plus efficace et les coûts totaux étaient plus élevés que ceux du traitement dans la population.

La deuxième méthode analytique a mis en évidence les plus grands bénéfices et coûts du NAV. Une rentabilité maximale a été constatée chez les patients avec une faible durée de psychose non traitée (DUP).

La troisième méthode, qui utilise les bénéfices nets pour la santé (NHB), a montré qu’il existait une probabilité de 0,95 que le programme NAV soit plus rentable que le traitement ambulatoire.

« Par conséquent, dans les trois analyses, le NAV s’est révélé plus efficace et plus coûteux que le traitement ambulatoire habituel, avec une plus grande rentabilité chez les utilisateurs avec une faible DUP, et quand les coûts de médicaments génériques ont été utilisés pour les antipsychotiques », ont précisé le Dr Rosenheck et ses collaborateurs.

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